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 Fuck you, elevator...

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Sacha Vega

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MessageSujet: Fuck you, elevator...    Dim 7 Fév - 20:56

Je me réveille en sursaut, faisant râler ma colocataire qui ronchonne avant de se retourner dans son lit pour se rendormir, me laissant seule, assise dans mon lit. Quel rêve stupide… Je soupire, en passant ma main dans mes cheveux avant de me laisser retomber dans mon lit, en fixant le plafond. Il s’est passé quelques jours, depuis mon arrivée et depuis l’incident avec Adrian. Je ne sais toujours pas ce qui s’est passé avec mon frère, mais je n’ai pas revu Adrian depuis ce soir-là. Mais bizarrement, il faut croire que ça me travaille toujours puisque cette nuit, j’ai rêvé de lui… Mais pas seulement rêvé de lui comme ça… Non j’ai carrément mixé les évènements récents qui me sont arrivés. Comme par exemple cette comédie musicale prévue pour la fin de l’année, une reprise de Grease, pour laquelle je dois passer des auditions, la semaine prochaine. Alors dans mon rêve, je me suis retrouvée à chanter et jouer « You’re the one that I want » avec Adrian dans le rôle de Danny Zuko. N’importe quoi. Je soupire : cette histoire d’audition et Adrian aussi me travaille tellement que j’en perds le sommeil. Puisque je ne vais pas pouvoir me rendormir maintenant, je décide de me lever et d’aller me préparer maintenant. Je dois aller faire des recherches à la médiathèque de la fac : des bouquins pour les cours et voir si « Grease » est encore disponible, parce que je dois avouer que j’ai besoin de me remettre dans le bain.

Je sors de ma chambre, propre et habillée, mais de bons cernes sous les yeux. Les cheveux attachés en vrac, en chignon, je me rends à la médiathèque un peu avant l’heure d’ouverture. Pour patienter, je prends des écouteurs et j’écoute quelques musiques de Grease sur mon téléphone, en les chantonnant. Je prends des notes sur celles que je pense sélectionner pour l’audition. Le rôle principal est toujours celui que l’on doit viser, parce que sur un CV, c’est important. Donc je vais tenter d’avoir le rôle de Sandy Olsen. Je prends en notes les titres qui me plaisent le plus, quand enfin, quelqu’un ouvre la porte, un peu étonné de voir quelqu’un à cette heure-ci.
Je rentre et prend l’ascenseur pour me rendre d’abord à l’étage des livres présents dans ma bibliographie pour mes cours à venir. Je passe bien une bonne demi-heure à trouver les livres essentiels pour cette année. Je repars avec une pile de 6 livres, et je reprends l’ascenseur pour rejoindre l’étage des DVDs, CDs ou encore vinyles. J’avance dans les rayons quand je trouve enfin le DVD que je cherche… En haut du rayon. Super. J’essaye de tenir mes six livres – mais de cette taille c’est digne d’encyclopédies ! – contre moi à l’aide d’un seul bras pendant que je tends l’autre vers le DVD tant désiré, en montant sur la pointe des pieds.
Encore quelques centimètres….
Je l’ai !!
Mais je perds l’équilibre et en plus de faire tomber tous mes livres, je me retrouve les fesses parterre. Bravo. Une ombre me signale le présence de quelqu’un que je n’ai pas entendu arriver à cause de mes écouteurs et quand je lève les yeux je tombe face à…

"Adrian … ? "

Comme une réminiscence de mon rêve me fait rougir et je détourne le regard, me dépêchant de récupérer mes livres et, prise de panique je pars jusqu’à l’ascenseur, sans entendre Adrian qui me signale que j’oublie le DVD de Grease…
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Adrian Faris

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MessageSujet: Re: Fuck you, elevator...    Dim 7 Fév - 21:54

Ashton a mit à son réveil très tôt ce matin. Et par très tôt je veux dire qu'il affichait 5h45. Sérieusement ? 5h45? Je l'ai entendu se lever, se préparer et bien entendu je n'ai pas pu me rendormir. Je me demande si il est possible d'avoir une chambre individuelle ? J'en doute. Ashton et moi n'avons pas discuté du fait que j'ai eu une brève aventure avec sa copine de l'époque. Peut-être que je devrais m'excuser, je ne sais pas trop. J'ai expliqué ce qu'il s'était passé à Anna et bien évidemment elle m'a dit que j'étais un sale type mais je ne savais pas que la fille en question sortait avec Ashton ! Elle m'a simplement qu'elle "voyait quelqu'un mais que ça n'était pas sérieux". Et franchement je n'en avais rien à ciré et je ne pensais pas la revoir car la garce n'avait pas précisé qu'elle allait à Nilsom.
Je pousse un soupire et essai en vain de me rendormir mais c'est peine perdue. Je décide de me lever et d'aller à la médiathèque. Chaque année l'école organise une comédie musicale et cette année, les élèves de la section artistique reprenne Grease et l'un de mes professeur m'a demandé si je voulais bien accompagné les élèves au piano pendant leurs audition. Le problème c'est que je n'ai jamais vu Grease - oui je confesse - donc il serait bien que je m'y mette. Je ne ferai que les accompagner mais j'aimerais savoir de quoi parle cette comédie. Anna m'a dit que c'était "absolument génial et que j'étais un gros naze de n'avoir jamais regardé. Même Noah l'a vu".
Je m'habille rapidement et me rend à la cafétéria. Elle ouvre très tôt ce qui est assez pratique. Je prend un café et un donut puis prend le chemin de la médiathèque. Ma montre affiche 8h30, et je me dis que j'ai largement le temps de trouver le film puis de me rendre à mon cours.
La médiathèque est assez étendue et je décide de prendre l'ascenseur pour me rendre à l'étage où se trouvent les DVDs, j'ai vraiment trop la flemme de prendre les escaliers.
Le nez dans mon téléphone je ne vois pas tout de suite que quelqu'un est déjà en train d'essayer le film à bout de bras. Ce n'est que lorsque cette personne s'étale à mes pieds dans un grand fracas que je réalise que je ne suis pas seul et que, pire, ladite personne n'est autre que Sasha. Je me fige, pas certain de savoir comment réagir. J'ai réussi à l'éviter pendant toute la semaine et ça me convenait très bien.

"Adrian … ? " elle souffle en s'apercevant de ma présence.

J'ouvre la bouche pour dire quelque chose mais Sasha se relève à la vitesse de l'éclair, ramassa ses livres et détale comme un lapin. Je m'aperçois qu'elle a oublié quelque chose derrière elle et en le ramassant je m'aperçois que c'est le film que j'étais venu chercher: Grease.

"Attend tu as oublié ton DVD!"

Mais c'est inutile elle est déjà parti. J'hésite un instant puis me lance à sa poursuite. C'est idiot et malgré le fait que je me suis donné de la peine pour l'éviter, j'ai vraiment envie de lui parler.
Sasha s'engouffre dans l'ascenseur et j'arrive au moment où les portes se referment. Je passe le bras à l'intérieur et les portes se ferment momentanément sur mon bras, avant de se rouvrir aussitôt. J'entre à l'intérieur et Sasha se blottit tout au fond de la cellule, les yeux rivés au sol. Qu'est ce qu'elle croit, que je vais lui sauter dessus ? Je reste quand même à distance et lui tend le DVD.

"Tiens, tu as laissé ça derrière quand tu t'es...enfuie."

Les portes se referment pour de bon derrière moi et je me sens bien stupide face à elle. Je veux lui parler oui mais je suis sensé faire quoi lorsqu'elle a l'air d'un animal pris au piège ?


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Sacha Vega

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MessageSujet: Re: Fuck you, elevator...    Dim 7 Fév - 22:41

Je suis en train d'appuyer frénétiquement sur le bouton du rez-de-chaussée, en priant pour qu'il se dépêche de refermer les portes, mais alors que les portes se referment, je vois le bras d'Adrian surgir, le DVD de Grease à la main, et cette vision de film d'horreur (les portes se referment sur son bras !) me fait pousser un cri et je ferme les yeux : comme si le bras d'Adrian allait rester là, dans l'ascenseur avec moi, détaché du reste de son corps... Je soupire légèrement de soulagement - et de honte aussi...- quand les portes se rouvrent pour laisser entrer Adrian. Avec la surprise, j'en ai perdu mes écouteurs... Intimidée, je recule jusqu'à me retrouver le dos collé contre la paroi de l'ascenseur. Je détourne le regard : subitement je me sens tellement stupide d'avoir pris la fuite comme ça.

"Tiens, tu as laissé ça derrière quand tu t'es...enfuie."

Et là, je me sens encore plus stupide. Et stressée. Je relève doucement les yeux vers lui, juste à temps pour voir les portes de l'ascenseur se refermer. Génial. De mieux en mieux. Je sens mon cœur bondir dans ma poitrine. Ok, détend-toi Sacha... J'ai déjà du mal, quand je suis toute seule dans un endroit confiné comme ça, mais avec quelqu'un c'est encore plus difficile... Mais avec lui, c'est juste... Je prends une longue inspiration, après un bon moment de silence, puis je tends la main pour récupérer le DVD. Je me mords la lèvre inférieure en fuyant son regard, avant de murmurer :

"...Merci... "

Et de nouveau, le silence s'installe et je sens que le malaise est palpable. Je ne sais toujours pas ce que Sam et lui se sont dis, ce soir-là, et un instant, j'ai peur qu'il me reproche tout ça. Est-ce que je dois expliquer mon comportement ? Je ne sais pas quoi dire.. J'étais suffisamment en colère et mal à l'aise et... triste... et maintenant, je dois rajouter mon rêve de Grease dans la balance... Je coule un regard à Adrian. Ça va être les 10 étages les plus longs de ma vie... Je finis par trouver le courage d'ouvrir la bouche :

"Adrian, je... " Au moment même où il amorce une phrase lui aussi, ce qui me coupe. On s'échange un regard, attendant sans doute que l'un comme l'autre termine sa phrase, mais comme si la situation n'était pas suffisamment difficile comme ça, l'ascenseur s'arrête brusquement, et les lumières se coupent, ce qui me fait pousser un nouveau cri de surprise. Adrian va finir par se dire que je suis une stressée de la vie, et il n'aura pas tort... Je me colle dans un coin de l'ascenseur, en commençant à paniquer :

"Oh non... oh non... oh non non... C'est pas vrai... respire, respire... c'est rien... il va repartir... "
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Adrian Faris

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MessageSujet: Re: Fuck you, elevator...    Lun 8 Fév - 14:42

Qu'est ce que je pourrais bien lui raconter ? Je voudrais suivre les conseils d'Anna et faire un pas vers elle mais il y a toujours cette partie de moi qui dit "à quoi bon ?". Mais c'est trop tard pour faire demi-tour, les portes de l'ascenseur se sont refermées. Putain, 10 étages.
Je décide de ne pas rester silencieux et l'ignorer comme un connard et me tourne vers elle.

"Ecoute Sasha je..."

"Adrian, je... "

Je me tais aussitôt pour la laisser parler mais elle fais de même et nous nous retrouvons de nouveau dans le silence. C'est ironique quand on pense que lorsque nous étions gosses nous avions toujours quelque chose à nous dire. Je lâche un petit rire nerveux et l'ascenseur s'arrête tout à coup. La lumière s'éteint et Sasha se met à crier ce qui me fait sursauter.

"Qu'est ce que ... ?"

L'ascenseur vient de tomber en panne ? C'est une blague ?
J'entend Sasha se déplacer encore plus dans le fond de l'ascenseur puis murmurer:

"Oh non... oh non... oh non non... C'est pas vrai... respire, respire... c'est rien... il va repartir... "

Oh manquait plus que ça: elle est claustro. Je pousse un soupire bruyant puis m'avance à tâtons pour essayer de trouver le bouton d'urgence. Après quelques efforts infructueux j'y parviens mais j'ai beau appuyer dessus la seule chose que je réussi à faire c'est rallumer la lumière. Et encore, elle clignote comme pas possible on se croirait dans un film d'horrible. Sasha est en train d'hyper-ventiler et elle commence à me faire paniquer.

"Ferme les yeux et essai de respirer calmement, je lui dis en avançant vers elle. Mais je suis obligé de m'arrêter car elle panique encore plus et me fait signe de ne plus bouger. Très bien, okay je ne bouge plus."

Je ne sais pas quoi faire pour la soulager et je peux difficilement la prendre dans mes bras. Peut-être que je devrais lui parler pour lui faire penser à autre chose qu'à la probabilité de notre mort dans cet ascenseur. J'hésite, ne sachant par où commencer ni quoi dire puis les mots sortent de ma bouche avant que je ne puisse réagir.

"Tu m'as manqué pendant tout ce temps."

Merde! Super intelligent comme réflexion! Non mais qu'est ce que je fais là ? Elle me regarde avec des yeux ahuris et je m'empresse de changer de sujet.

"Tu compte auditionner pour la comédie musicale ? Ou tu aimes juste particulièrement ce film ? Parce qu'apparemment c'est à cause de lui que nous sommes coincés ici."

Bien rattrapé Adrian, très classe. Rappelle lui bien que nous sommes coincés dans l'ascenseur et dis lui bien qu'elle t'as manqué, c'est sûr que ça devrait la distraire.


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MessageSujet: Re: Fuck you, elevator...    Lun 8 Fév - 16:39

" Ferme les yeux et essai de respirer calmement."

Adrian s’approche de moi, en essayant de me rassurer, mais c’est encore plus : je sens tous mes muscles se contracter, au point de m’en donner des crampes et des vertiges. Je manque d’air. Je tends le bras devant moi, en lui demandant d’arrêter, de ne plus faire un pas. Et il s’exécute.

" Très bien, okay je ne bouge plus."

Je déglutis, pour prendre une longue inspiration et tenter de reprendre le contrôle : si je continue d’hyper-ventiler comme ça, je vais finir par perdre connaissance. La lumière clignote, lui donnant tout l’air d’un stroboscope, ce qui rend l’atmosphère totalement glauque et même terrifiant… Je fais mon possible pour retenir mes larmes quand des flashs de mon agression me reviennent. Le pire dans tout ça, c’est que je n’ai jamais été capable de mettre un visage sur mes agresseurs. Je savais qu’ils étaient de mon collège, et c’était tout. Ils m’ont terrifiée… Et si Sam n’était pas arrivé à temps… Les adolescents sont souvent trop cruels entre eux… J’ai eu tellement peur, ce jour-là, et les jours d’après… Et encore aujourd’hui, même si je n’ai plus le même caractère. Il y a des souvenirs qui demeurent. Des choses qu’on n’oublie jamais.
Et maintenant je me retrouve avec lui. Ici. Comme si je n’avais pas suffisamment connu l’humiliation et la terreur, maintenant, je dois affronter son regard pendant qu’il découvre ce que je suis devenue…

" Tu m'as manqué pendant tout ce temps. "

Je rate un battement de cœur et je lève brusquement les yeux vers lui : quoi ? Qu’est-ce qu’il vient de dire ? Je distingue à peine son visage, à cause de la lumière intermittente, mais je devine sa confusion, et ça me fait froncer les sourcils.

" Tu comptes auditionner pour la comédie musicale ? Ou tu aimes juste particulièrement ce film ? Parce qu'apparemment c'est à cause de lui que nous sommes coincés ici. "

Si c’est une technique pour tenter de m’apaiser, il s’y prend vraiment comme un pied, parce que maintenant, je ne suis pas uniquement paniquée, je suis presque en colère : comment peut-il me balancer que je lui ai manqué et ensuite balayer ça d’un revers de main ? Comment je dois réagir ? Il profite de ma faiblesse actuelle, c’est ça ? Il veut jouer avec moi ?

" Tu… quoi ? Tu… J’y crois pas… " je me prends la tête entre les mains, en soupirant, et je finis par m’assoir dans le coin de l’ascenseur.
A quoi est-ce qu’il s’attend ? Que je lui dise qu’il m’a manqué, lui aussi, que je ne l’ai jamais oublié et que j’aurais voulu qu’il soit là pour moi, que je lui aurais pardonné qu’il ébruite toute cette histoire avec mes pères, s’il ne m’avait pas tourné le dos… Est-ce que je dois lui dire que c’est trop tard, même si c’est faux ? Pour me protéger ? J’évite son regard, passant mes bras autour de mes genoux rabattus sous mon menton.

" … Tu es vraiment nul… pour rassurer les gens. J’espère que tu t’en rends compte… "

Mais malgré tout, je suis forcée d’admettre que je n’hyper-ventile plus… Je crois au karma, et parfois, je me dis que les choses n’arrivent pas inutilement. Il est peut-être temps de crever cet abcès. Mon pied bat néanmoins la mesure, au sol, pour évacuer mon stress, pendant que je reprends, en tâchant d’oublier que nous sommes coincés dans une boîte métallique suspendue dans le vide :

" Qu’est-ce que ça peut faire que j’auditionne pour la comédie musicale ?... "

Je prends une longue respiration avant de me lancer :

"Adrian, je... Pourquoi tu… " Mais c’est toujours aussi difficile de lui parler. J’ai tellement de choses à demander. L’ascenseur se met à grincer, et je sens une secousse qui m’effraye. Sans même m’en rendre compte, je me rapproche d’Adrian, en regardant tout autour de nous, avant de finir par me prendre la tête entre les mains et murmurer :

"… pourquoi tu joues avec moi ? "

Pourquoi tu as disparu au moment où j’avais le plus besoin de toi et pourquoi tu ressurgis dans ma vie quand enfin, j’ai envie d’avancer ?
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Adrian Faris

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MessageSujet: Re: Fuck you, elevator...    Lun 8 Fév - 18:15

" Qu’est-ce que ça peut faire que j’auditionne pour la comédie musicale ?... "

Je bredouille une réponse sans queue ni tête parce qu'au fond je me rend compte que ce qu'elle fait m'intéresse. Je veux savoir ce qui l'intéresse, ses passions...est ce qu'elle déteste toujours l'idée de manger du lapin ?

"Adrian, je... Pourquoi tu…"

Elle n'a pas l'air de s'en rendre compte qu'elle s'est levé et qu'elle a arrêté de trembler. Au moins j'ai atteint mon but: la distraire.
L'ascenseur émet une secousse et mon cœur loupe un battement. Je ne suis pas claustro mais cette situation en me met pas à l'aise du tout. J'essai pourtant de garder mon sang-froid: si nous paniquons tous les deux ça va devenir affreux. A la place je me concentre sur Sasha et ce qu'elle s'apprête à dire.

"… pourquoi tu joues avec moi ? "

Je l'entend à peine car elle a sa tête entre ses mains mais pourtant les mots sont là.
Je me sens triste tout à coup, j'aimerais bien pouvoir tout effacer et repartir à zéro. Malheureusement c'est impossible.

"Je ne joue pas Sasha. Je..., je m'aperçois que je chuchote moi aussi, je ne sais pas ce que tu attend de moi."

C'est la vérité je ne sais pas ce qu'elle veut. Pourquoi est ce qu'elle ne comprend pas que ce n'est pas moi qui suit responsable de tout ça ?

"Je voudrais seulement..."

L'ascenseur émet une nouvelle secousse et je jure entre mes dents. Puis je prend une grande inspiration et décide de lui dire ce que j'ai sur le coeur.

"J'ai promis à ton frère de ne rester loin de toi Sasha, mais je ne suis pas certain de tenir cette promesse. Je ne sais même plus ce que tu me reproches, je n'ai jamais rien dit à personne pour tes parents. Tout ce que je sais c'est que tu m'a manqué, tous les jours un peu plus pendant six longues années et..."

Encore une secousse et cette fois je flippe pour de bon. Merde, je ne veux pas mourir ici !


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MessageSujet: Re: Fuck you, elevator...    Lun 8 Fév - 19:21

" Je ne joue pas Sasha..." Il chuchote et je me surprends à l'écouter, le cœur serré. ...je ne sais pas ce que tu attends de moi."

Je ne sais pas quoi répondre, sur le moment, j'ai juste envie de sortir de cet ascenseur le plus vite possible. Il ne sait pas ce que j'attends de lui ? C'est presque blessant, mais quand je le regarde, j'ai vraiment l'impression de voir quelqu'un de perdu. Je prends une longue inspiration et soudain je sens un frisson parcourir mon corps. Je tremble et pourtant je suis persuadée qu'il ne fait pas froid. C'est lui qui me fait cet effet-là.

"Je voudrais seulement..."

Une nouvelle secousse et on sursaute tous les deux, et Adrian grogne un juron entre ses dents. Je me suis un peu plus rapproché de lui : ça fait moins peur d'être avec quelqu'un, malgré tout... Je détourne le regard, ne m'attendant pas spécialement à ce qu'il retrouve la patience de m'expliquer ce qu'il a sur le cœur. Et pourtant, il prend une longue inspiration pendant que je joue nerveusement avec mes doigts.

"J'ai promis à ton frère de rester loin de toi Sasha, mais je ne suis pas certain de tenir cette promesse. Je ne sais même plus ce que tu me reproches, je n'ai jamais rien dit à personne pour tes parents. Tout ce que je sais c'est que tu m'a manqué, tous les jours un peu plus pendant six longues années et..."

J'ai l'impression d'avoir le souffle coupé et je me rapproche de lui, presque incrédule : je ne comprends plus rien. Alors si ça n'était pas lui, pourquoi tout ce silence ? Pourquoi cette disparition ? Pourquoi ne s'est-il pas battu pour moi ? Pourquoi cette promesse et pourquoi revenir dessus, maintenant ? Sur le coup du stress et de beaucoup trop de sentiments enfouis depuis trop longtemps, je m'approche d'Adrian et commence à lui aboyer dessus, en retenant du mieux que je le peux mes larmes, tout en le repoussant de mes deux mains, à plusieurs reprises :

" Je rêve... je rêve !! Tu sais ce qu'il s'est passé après que la rumeur ait fait son chemin ? Tu sais au moins ce qu'ils m'ont fait ?! Je t'ai fait confiance et... c'était peut-être pas toi, mais je t'ai fait confiance et toi tu n'étais pas là !! J'avais besoin de toi, j'avais tellement besoin de toi... Ni toi ni Anna étiez là, j'étais seule ! Et si Sam n'était pas arrivé à temps, je...  "

Je ne repousse plus Adrian aussi fort, je sens même des larmes m'échapper, quand une nouvelle secousse nous fait sursauter de nouveau. Je réalise après plusieurs secondes que je viens de m'agripper à lui, que je viens de nicher mon visage contre lui. Je respire profondément, me raidissant légèrement. Je suis en colère contre lui et pourtant, instinctivement, je me tourne vers lui pour me rassurer... J'ai du mal à comprendre comment je peux me sentir apaiser en sa présence.
Un silence.
Je n'ose plus bouger.
Et je murmure enfin :

" ...toi aussi tu m'as manqué... "
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Adrian Faris

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MessageSujet: Re: Fuck you, elevator...    Lun 8 Fév - 23:09

Je la laisse me frapper avec ses petits poings et me pousser contre la paroi de l'ascenseur.

"Je rêve... je rêve !! Tu sais ce qu'il s'est passé après que la rumeur ait fait son chemin ? Tu sais au moins ce qu'ils m'ont fait ?! Je t'ai fait confiance et... c'était peut-être pas toi, mais je t'ai fait confiance et toi tu n'étais pas là !! J'avais besoin de toi, j'avais tellement besoin de toi... Ni toi ni Anna étiez là, j'étais seule ! Et si Sam n'était pas arrivé à temps, je..."

Je me raidis en entendant ses mots. C'est donc ça précisément qu'elle et son frère me reproche ? De ne pas avoir été là pour jouer au chevalier servant et massacrer ces types ?
Je m'apprête à lui répondre mais l'ascenseur subit un nouveau choc et Sasha s'agrippe à moi et enfoui son visage dans mon torse. Son parfum envahit mes narines et je ferme les yeux.

" ...toi aussi tu m'as manqué... "

Je rouvre brutalement les yeux. Ces quelques mots me font l'effet d'une bombe. Je sens la colère montée en moi comme de la lave en fusion et, prenant Sasha par les épaules, je la repousse légèrement. Je note qu'elle garde un morceau de mon tee-shirt serré dans son poing.

"Tu as dis que tu me détestais."

Je plonge mon regard dans le sien et, presque qu'inconsciemment, j'enroule mes doigts autour de son petit poings qui tient toujours mon tee-shirt. Je veux qu'elle comprenne à travers ce contact toute la tristesse, la colère et la frustration que j'ai accumulé pendant ces années. Et j'essai aussi de ne pas remarquer à travers ma colère à quel point j'ai besoin de la toucher comme ça. Même si il ne s'agit que de nos mains.

"Tu ne te souviens pas Sasha ?"

Elle me regarde avec des yeux et je m'aperçois que je suis en train de la pousser contre la paroi opposée. Mais elle ne bronche pas, son regard est plongé dans le mien et je sais qu'elle m'écoute attentivement.

"Réfléchis Sasha, réfléchis. Tu me reproches de pas avoir été là mais est-ce qu'il t'est venue à l'idée que peut-être, peut-être je ne pouvais pas être là?"

Elle secoue la tête, lentement et je resserre mon étreinte sur sa main.

"Ma petite sœur s'appelle Ellie. Elle a six ans."

Je laisse le silence envahir l'espace et je veux qu'elle se rappelle.  Et quand enfin je vois la compréhension illuminait son regard je laisse ma colère déborder.

"Je ne pouvais pas être là, à tes côtés, à te défendre et anéantir ces connards qui t'ont bousculé parce que j'étais à l'hôpital Sasha ! Ma mère a accouché ce jour-là ! Mais c'est un détail que tu avais oublié ça, n'est-ce pas ?"

Elle me regarde avec de grands yeux et je crois que je lui fais peur mais je ne m'arrête pas pour autant. Je me rend bien compte que je suis en train de lui crier dessus mais il faut que ça sorte.

"Je t'ai appelé dès qu'Ellie est née! Je t'ai appelé des dizaines de fois, puis ton frère puis toi encore. J'ai même appelé chez toi ! Je ne comprenais pas pourquoi tu ne répondais ! Et le soir quand je suis rentrée chez moi j'ai pris mon vélo et j'ai pédalé comme un fou jusque chez toi pour t'annoncer la nouvelle. J'étais tellement heureux Sasha et je voulais partager ça avec toi. J'ai frappé pendant très longtemps mais personne n'a ouvert. Si tu avais ouvert cette putain de porte Sasha, toi et moi on en serait pas là !"

Je reprend mon souffle et lâche finalement sa main.

"J'étais amoureux de toi Sasha comment t'as pu...comment tu as pu croire que j'étais responsable de toute cette merde?"


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Sacha Vega

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MessageSujet: Re: Fuck you, elevator...    Mar 9 Fév - 0:18

Un instant, j’ai l’espoir que le temps se suspende, que tout soit inerte, que le temps ne soit pas une notion concrète, que l’on puisse revenir en arrière, que les choses se passent autrement. J’ai été aveuglée, et comme un animal battu autrefois apprivoisé, j’ai mordu la mauvaise main… Je m’en rends compte aujourd’hui, maintenant, alors qu’il se met en colère, me repoussant. Et le simple fait qu’il m’écarte de lui me serre un peu plus le cœur. Je retiens un morceau de son t-shirt entre mes doigts, les yeux fermés, comme on se raccroche au souvenir précieux d’une personne qu’on a perdu. Je ne suis pas capable d’affronter son regard, pas tout de suite…

" Tu as dit que tu me détestais. "

Il me force presque à soutenir son regard, et ses doigts viennent s’enrouler autour de ma main et l’espace d’une seconde je crois qu’il veut me faire lâcher ma prise, mais à la place de ça, il resserre son étreinte. Son contact n’est plus aussi rassurant, tout d’un coup, son étreinte est rude, forte, à l’instar de sa colère. Sas peau me brûle presque, et je commence à prendre peur, incapable d’émettre un son, je l’écoute simplement, cédant peu à peu à l’inquiétude. Il me demande si je ne me souviens pas, et j’ai du mal à réfléchir, avec sa main écrasant presque la mienne. Je cède un peu plus à la panique quand il me repousse contre la paroi de l’ascenseur. Les lumières stroboscopes le rendent d’autant plus terrifiant. Je ne dis rien, tétanisée, je ne le quitte pas des yeux, le cœur prêt à bondir de ma poitrine. Je ne sais pas ce qu’il attend de moi, je ne sais pas ce qu’il veut dire mais je suis incapable de parler alors je secoue seulement la tête, en déglutissant. Il resserre son étreinte.

" Ma petite sœur s'appelle Ellie. Elle a six ans. "

Sa petite sœur… Sa mère était enceinte à l’époque, maintenant je m’en souviens, mais je ne savais pas qu’elle avait accouché ce jour-là. Adrian explose de colère, mais je crois que ce qui me fait le plus mal dans tout ça, c’est sa façon de qualifier mon agression. Bousculée. Je n’ai pas été bousculée. J’ai dû suivre une très longue thérapie et encore aujourd’hui, je souffre de ce jour particulier. Je suis encore plus terrifiée, pendant qu’il me hurle dessus. Je suis tétanisée, et je sens de nouveaux mes membres se raidir. Des palpitations. Ma vue commence peu à peu à se brouiller et la voix d’Adrian semble me venir de loin. Je me sens transpirer plus que de raison, et j’ai beau essayer de lui dire de me lâcher, ma voix n’est qu’un soupire dans le tourbillon de sa colère.

" Je t'ai appelé dès qu'Ellie est née! Je t'ai appelé des dizaines de fois, puis ton frère puis toi encore. J'ai même appelé chez toi ! Je ne comprenais pas pourquoi tu ne répondais ! Et le soir quand je suis rentré chez moi j'ai pris mon vélo et j'ai pédalé comme un fou jusque chez toi pour t'annoncer la nouvelle. J'étais tellement heureux Sasha et je voulais partager ça avec toi. J'ai frappé pendant très longtemps mais personne n'a ouvert. Si tu avais ouvert cette putain de porte Sasha, toi et moi on en serait pas là ! "

Je me sens partir et je soupire une nouvelle fois, je le supplie presque de me lâcher. Il reprend son souffle et il lâche enfin ma main. Je chancèle, je glisse le dos contre le mur et me laisse tomber au sol. Je dois retrouver mon souffle, je dois me calmer. Je dois respirer.

" J'étais amoureux de toi Sasha comment t'as pu...comment tu as pu croire que j'étais responsable de toute cette merde? "

J’ai entendu, j’ai entendu tout ce qu’il vient de me dire, mais j’ai bien cru qu’il allait me tuer sans même s’en rendre compte. J’ai du mal à reprendre mes esprits, et je me sens nauséeuse par-dessus le marché, en prenant conscience de ma faute. Adrian semble remarquer mon état et amorce un mouvement vers moi.

" Ne m’approche pas !... ne m’approche pas… "

Terrifiée, je le repousse et je remets de la distance entre lui et moi, en me réfugiant dans un coin de l’ascenseur, les genoux remontés jusque sous les genoux, et c’est plus fort que moi, je commence à craquer. Des sanglots que je ne peux pas retenir, alors je garde le visage enfouie dans mes genoux. Je lutte contre une crise de spasmophilie en faisant le massage de ma paume, comme me l’a montré le médecin.
J’ai tout gâché.
Tout a été gâché.
Il ne savait pas, et comment aurait-il pu savoir… La pédopsychiatre m’a gardée un peu plus d’une semaine, avant que je sois capable de retourner chez mes parents. Et après ça, j’ai été incapable de remettre un pied en ville et au collège. Comment je pourrais lui reprocher ça, alors que personne n’est au courant, à part Anna et Samuel. Je rassemble toutes mes forces avant de souffler :

" Ils… Ils ne m’ont pas bousculée… "

Je n’ai pas la force d’en dire plus que ça, il comprendra peut-être de lui-même. Soudain, les lumières se rétablissent, et après une légère secousse, l’ascenseur se remet en marche. Je renifle, me dépêchant de rassembler mes livres et ce maudit DVD et quand enfin les portes s’ouvrent, je m’en échappe aussi vite que je le peux après un :

" Je suis désolée… "

Je laisse Adrian en plan, les yeux encore rouges, et je ne vois pas Samuel, à cet étage. Mais lui, il voit très bien Adrian, et les sourcils froncés et l’air mauvais, il rejoint Adrian…
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Adrian Faris

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MessageSujet: Re: Fuck you, elevator...    Lun 15 Fév - 18:42

Qu'est ce qu'elle veut dire, ils ne l'ont pas bousculé ? Anna m'a dit que ces types l'avaient un peu malmené mais elle n'a jamais rien mentionné d'autre. Ils ne l'ont pas...elle n'a quand même pas été … ? Je sens une nouvelle fois la colère monter en moi et prendre possession de chaque partie de mon être. Je voudrai lui demandé, savoir ce qui s'est passé même si je sais que ça ne sert à rien. Qu'est ce que je pourrai y faire maintenant ? Il est trop tard. J'ouvre la bouche pour parler, pour comprendre mais les lumières de l'ascenseur se rallume et il se remet en marche. Sasha rassemble ses affaires et se lève en reniflant. Je passe la main dans mes cheveux, pas certain finalement de savoir si je dois lui parler ou pas.
Les portes s'ouvrent et Sasha s'échappe aussi vite qu'elle peut après avoir chuchoté qu'elle était désolée. Je me sens comme un connard de lui avoir crié dessus mais je dois bien reconnaître que je me sens mieux et qu'on a fait avancé les choses. Maintenant elle sait que je ne l'ai pas abandonné.
Je sors de l'ascenseur, les yeux rivés sur la silhouette de Sasha qui s'éloigne. Est ce que je dois lui courir après ? Je pousse un soupire quand je vois Samuel arriver du coin de l’œil. Manquait plus que lui. Je lève les yeux au ciel et, alors que Sam se colle à dix centimètres de mon visage, envahissant ma zone de confort. Je le repousse sans ménagement: je ne suis pas du tout d'humeur à le voir jouer au petit roquet.

Quoi, qu'est ce que tu veux encore ? "

Il est fumasse je le vois bien. Je ne sais pas trop si il va me sauter dessus ou réussir à se contrôler. Sincèrement j'aimerais autant qu'il frappe, j'aurai bien besoin d'évacuer ma colère moi aussi.

" Si tu es venue me parler de ta sœur encore une fois, ne t'en fais pas on a eu une discussion très intense dans l'ascenseur ! On a rattrapé le temps perdu comme qui dirait ! "

J'insiste sur le mot "intense" et j'ai pleinement conscience que ma phrase et le ton employé peuvent être mal interprété. Mais je veux qu'il s’énerve, qu'il frappe. C'est stupide et ce n'est pas l'endroit pour faire ça mais je n'en ai rien à faire. Je vois bien dans sa posture et dans son regard qu'il ne va pas tarder à atteindre son point de non-retour. Je ne peux pas m'empêcher de lâcher un petit rire: il a beau faire des efforts, il est toujours aussi facile à agacer.

Qu'est ce qui s'est passé avec ta sœur, Samuel ? je lui demande en plissant les yeux et cette fois c'est moi qui envahit son espace. Qu'est ce qu'il lui ont fait? "


Dernière édition par Adrian Faris le Mer 17 Fév - 13:12, édité 5 fois
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Samuel Vega

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MessageSujet: Re: Fuck you, elevator...    Mar 16 Fév - 16:57

Ce mec se fout de ma gueule.
J’étais à la bibliothèque, en train de travailler sur un devoir à rendre sur l’écosystème corallien, et alors que je me laisse distraire par tout ce qui m’entoure, mon regard est attiré par l’ascenseur qu’un technicien essaye de dépanner. Les portes de l’ascenseur s’ouvrent et attirent une nouvelle fois mon regard : sauf que cette fois, je vois Sacha en sortir, les yeux rouges d’avoir pleuré. Je n’ai même pas le temps de me lever pour aller la retrouver et lui demander ce qu’il ne va pas puisqu’elle s’enfuit directement. Mais mon regard est subitement attiré par l’autre personne dans l’ascenseur : Adrian.
Il se fout de moi. Mon sang ne fait qu’un tour et mes jambes me portent d’elles-mêmes. J’ai juste envie d’écraser sa tronche contre le mur. Ce que je veux encore ? Il me repousse et je gronde :

" Tu te fous de ma gueule, c’est comme ça que tu restes loin de ma sœur ?! "

Des têtes se tournent vers nous et la surveillante nous lance un regard sévère en nous intimant de nous taire. Je fronce les sourcils, et comme si ça ne suffisait pas, le voilà qui commence à jouer avec mes nerfs. Son allusion ne me fait pas rire, et j’ai bien envie de lui loger mon poing dans les dents mais une nouvelle fois, la surveillante nous adresse un « Shhhhttt ! » qui me donne envie de la jeter par la fenêtre. Elle me fait déjà chier, celle-là… Je grogne silencieusement et entraîne Adrian dans l’ascenseur avec moi. Un petit premier de la classe tente bien de se glisser avec nous mais je lui annonce :

" Toi, tu prends les escaliers."

Et je le repousse en appuyant sur l’interrupteur pour fermer les portes. A peine les portes fermées, je me retourne prêt à lui coller un pain, mais Adrian se rapproche de moi, se voulant intimidant. Il cherche à savoir ce qu’il s’est passé avec ma sœur, ce qu’ils lui ont fait et je fronce les sourcils. Est-ce que Sacha a parlé de ça avec lui ? On a descendu un étage et je massacre une nouvelle fois le bouton pour refermer les portes. Quoi, c’est maintenant que ça l’intéresse de savoir ? Je me rends bien compte que toute cette histoire part d’une simple erreur de jugement, mais j’ai trop vu Sacha pleurer Adrian, alors je lui en veux pour toutes ces larmes que je n’ai pas su sécher.

" Ah parce que ça t’intéresse, maintenant ?" Je le repousse, sans le quitter des yeux, mais je suis bien forcé de penser très fort à Lilo pour ne pas complètement déraper. Quel papa je serais si je n’étais pas capable de me contrôler… Je serre très fort la mâchoire avant de reprendre malgré tout : " Elle a été agressée. D’abord psychologiquement, un peu plus chaque jour. Et après physiquement, par un groupe de gars… Je suis arrivé avant que… que ça n’aille trop loin. Mais je suis quand même arrivé trop tard."

La porte de l’ascenseur s’ouvre une nouvelle fois, et le binoclard de plus tôt se retrouve une nouvelle fois en face de nous. Je n’ai pas besoin de me répéter puisqu’il soupire et s’en va de lui-même jusqu’à la cage d’escaliers. Bien.

" Et ça laisse des traces indélébiles. "

J’échange un regard avec mon ami d’autrefois et je me mords l’intérieur de la joue. Ma colère s’estompe un peu, et je suis forcé d’admettre que mon amitié avec Adrian me manque. Mais Sacha reste ma priorité. Et si je dois tenir Adrian éloigné de nous pour qu’elle se remette, alors je le fais.

" Elle commence tout juste à se remettre, alors ne la fait pas souffrir, c’est tout ce que je te demande. "
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MessageSujet: Re: Fuck you, elevator...    Mer 17 Fév - 12:51

"Ah parce que ça t’intéresse, maintenant ?"

Je suis obligé de prendre de grande inspiration pour ne pas lui envoyer mon poing dans la figure. Évidemment que ça m'intéresse espèce de connard ! Je ne sais pas à quoi il pense pour se calmer mais je vois ses mâchoires travailler furieusement.

Elle a été agressée. D’abord psychologiquement, un peu plus chaque jour. Et après physiquement, par un groupe de gars… Je suis arrivé avant que… que ça n’aille trop loin. Mais je suis quand même arrivé trop tard.

Je reste sans voix. Merde. Merde, merde, merde. Un frisson d'horreur me parcours l'échine en imaginant Sasha, ma Sasha, aux prises avec ces types. Ils auraient pu la...ils ont faillit la....putain.....
Je me passe une main sur le visage et je devine que je suis devenu tout blanc. Mes mains se sont mises à trembler, de rage et de peur, et je remarque à peine que les portes de l'ascenseur s'ouvrent et se referment.

Et ça laisse des traces indélébiles."

J'échange un regard avec Samuel et il semble se calmer totalement. Je lis presque des regrets dans ses yeux. Je pose les mains sur les hanches et lui tourne le dos en secouant la tête. Pas étonnant que Sasha est réagi comme ça tout à l'heure. J'ai envahi son espace et elle a failli tourner de l’œil.  

Elle commence tout juste à se remettre, alors ne la fait pas souffrir, c’est tout ce que je te demande. "

J'ouvre brutalement les yeux et me tourne de nouveau vers lui. Les portes de l'ascenseur s'ouvrent de nouveau et deux filles entrent dans l'ascenseur.

Dehors ! ", je rugis sans quitter Samuel des yeux et en écrasant mon poing sur la console.
Je ne sais pas à quoi je ressemble mais ça a l'air effrayant car les filles se précipitent dehors en le jetant des regards paniqués.

"C'est maintenant que tu me dis tout ça ? "

J'ai du mal à contenir ma voix et j'ai bien conscience d'attirer l'attention de tous les gens de l'étage car ces putains de portes ne se referment pas.
Je fais néanmoins un effort pour maîtriser le volume de ma voix.

Ta sœur se fait agresser, presque violer, et c'est maintenant que tu l'ouvres ?! Ca fait six ans bordel, pourquoi est ce que je ne l'apprend que maintenant ?! Et tu veux savoir le pire ? C'est que pendant six ans, tous les deux vous m'avez tenu responsable ! "

Samuel s'est raidit et les muscles de sa mâchoires sont de nouveaux en mouvement. Mais il n'est pas encore aussi énervé que moi, loin de là.

Tu sais quoi ? Je reste loin de ta sœur si je veux ! Va te faire foutre Samuel ! "

Les six ans de rage et d'injustice que j'ai accumulé se déchaîne soudain et je lui envoi violemment mon poing dans la figure alors que les portes de l'ascenseur se referment enfin.
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Samuel Vega

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MessageSujet: Re: Fuck you, elevator...    Jeu 18 Fév - 14:55

Respire. Mords-toi l’intérieur de la joue, Sam, pense à Lilo et à l’exemple que tu dois être pour elle. Mais c’est trop tard. Adrian fait le geste de trop. Son coup de poing arrive dans mon nez, et une vive douleur me lance et je sens un goût métallique au fond de ma gorge. J’ai bien une seconde de silence, durant lequel je laisse échapper un léger ricanement en passant ma main sous ma narine pour essuyer le sang qui en coule. Je hausse les épaules :

" Ok… très bien… tu me cherches… "

Je termine à peine ma phrase que j’envoie mon poing directement dans la mâchoire d’Adrian. C’est con, j’ai l’impression que ça nous guette depuis trop longtemps, maintenant, et que l’on a besoin d’évacuer tout ce qu’on a gardé enfouis depuis si longtemps. Je sais au fond qu’il a des raisons d’être furieux, je le serais à sa place, mais j’avais besoin de le voir se battre pour Sacha. J’avais besoin d’être sûr qu’il se battrait pour la garder dans sa vie. Et j’avais besoin de voir qu’elle compte vraiment pour lui, j’avais besoin qu’il me montre que j’ai eu tort de le tenir loin de ma sœur. Les coups pleuvent, des deux côtés, et on fait un tel bruit que je suis certain qu’il se répercute dans tous les étages que l’ascenseur dessert.
Quand enfin les portes s’ouvrent sur le rez-de-chaussée, et Adrian et moi nous nous tenons tous les deux par le col. Il y a un tel silence autour de nous que ça finit par attirer notre attention.

" Sam ?... Adrian ?..."

Je tourne la tête : Sacha nous observe, ses yeux encore un peu rouges mais l’air complètement étonné et… attends, c’est quoi ce regard ? Sacha, tu es en colère contre qui, là ? Lui ou moi ? Je lâche le col d’Adrian et amorce un pas vers ma sœur pour m’expliquer mais elle recule en hochant négativement la tête. Elle me fuit ? Je la regarde partir et lâche un juron en lançant un regard un peu rancunier à Adrian.

" Super… Merci, Adrian…"

Je n’ai pas le temps d’en dire plus, les personnes présentes nous lancent de drôle de regard, et j’entends des chuchotements parcourir cette petite foule. Génial. On a tous les deux la tronche un peu tuméfiée et j’ai encore un goût de sang dans la bouche. Bien… On a l’air bien con, maintenant. Qu’est-ce que je fais… Je soupire, en hochant la tête négativement avant de finalement lâcher, incrédule :

" J’y crois pas. Tu me sautes dessus et c’est contre moi qu’elle est en colère… C’est quoi ton truc ?"
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